Une découverte révolutionnaire
En novembre 1967, Jocelyn Bell remarque un signal inhabituel sur les données du radiotélescope qu'elle avait elle-même contribué à construire. Ce signal pulsé, extrêmement régulier, provenait d'un point fixe dans le ciel. D'abord surnommé « LGM-1 », il s'est avéré être le tout premier pulsar jamais détecté.
Les pulsars sont des étoiles à neutrons en rotation ultra-rapide qui émettent des faisceaux de rayonnement électromagnétique. Sa découverte a ouvert un nouveau champ d'étude en astrophysique.
Qu'est-ce qu'un pulsar ?
L’effet Matilda en action
En 1974, le prix Nobel de physique est attribué à Antony Hewish et à Martin Ryle. Jocelyn Bell, pourtant à l'origine de la découverte des pulsars, est exclue de cette reconnaissance.
Ce cas est devenu un exemple de l’effet Matilda : la minimisation de la contribution des femmes scientifiques. Plusieurs scientifiques ont critiqué cette décision.
« Le prix Nobel est donné pour le leadership scientifique et non pour la découverte elle-même. »
Un héritage inspirant
Malgré cette injustice, Jocelyn Bell Burnell a poursuivi une carrière brillante. En 2018, elle reçoit le Special Breakthrough Prize in Fundamental Physics (3 millions de dollars) et reverse la totalité pour créer des bourses.
Son histoire continue d’inspirer et rappelle l’importance de reconnaître équitablement les contributions de tous les chercheurs.